Filip Declercq met en avant le terminal durable Wallenius Wilhelmsen

Flowsmagazine, Transport Maritime
Roel Jacobus
Filip Declercq

En tant que chef de projet, Filip Declercq et son équipe ont réalisé le terminal Orcelle de Wallenius Wilhelmsen à Zeebrugge. Ce nouveau concept devrait devenir le point d’ancrage de la première connexion de l’ère moderne alimentée par les énergies renouvelables.

Dans le dernier numéro du magazine Flows, nous avons laissé Filip Declercq nous parler de ce terminal durable. « Quel plaisir ce sera si le cargo ‘Orcelle Wind’ entre ici dans quelques années », se demande Filip Declercq. « Wallenius Wilhelmsen adopte une vision large de la durabilité, en accordant une attention particulière aux quatre P : les personnes, la planète, la prospérité et les principes de gouvernance. »

Tous ces aspects sont entrés en jeu au cours des cinq dernières années, lorsqu’il était chef de projet du nouveau terminal d’Orcelle à Zeebrugge. Le Canadaterminal actuel, qui s’étend sur 50 hectares, gagnera une superficie équivalente de 49 hectares au Verbindingsdok. Un total de 80 hectares est déjà disponible. « Nous avons terminé la première et la deuxième phase du terminal d’Orcelle. Pour la troisième et dernière phase, il faut maintenant attendre quelques années. Avant cela, le quai de construction du tunnel de l’Escaut pour la liaison Oosterweel doit d’abord être libéré. Nous avons déjà réalisé dix mille places de parking pour ce nouveau terminal. Après l’achèvement complet, il y en aura dix-huit mille ».

Sans conduites de gaz

La construction d’un nouveau terminal à partir de zéro a fourni l’occasion exceptionnelle de prendre immédiatement en compte toutes les idées en matière de durabilité. « Nous travaillons sans combustibles fossiles dans les opérations et les bâtiments, nous visons une énergie verte à terre et nous nous efforçons d’avoir autant de véhicules et de chariots élévateurs électriques que possible. Il n’y a pas de conduites de gaz, mais des transformateurs à haute tension sont omniprésents. Ceux-ci seront alimentés en énergie verte locale par des éoliennes qui doivent encore être construites. Au terminal Canada, nous avons déjà trois éoliennes. Si nous devons acheter de l’électricité supplémentaire, il s’agira toujours d’électricité verte, malgré le coût supplémentaire. Dans le concept Orcelle, les surfaces de parking sont également infiltrées par des séparateurs d’hydrocarbures et de graisses (kws). Nous respectons ainsi au maximum la gestion des eaux souterraines ».

Réduire les émissions dans le monde entier

En tant que plus grand site du réseau mondial, Zeebrugge est un fer de lance du groupe roulier scandinave Wallenius Wilhelmsen. « Nous avons été autorisés à développer ce terminal décarboné avec le soutien du plus haut niveau du groupe. C’est devenu un concept que nous pouvons copier partout. Cela s’inscrit parfaitement dans la stratégie de l’entreprise visant à réduire nos émissions de CO2 de 27,5 % entre 2019 et 2030 grâce au renouvellement de la flotte et aux modifications apportées aux terminaux. Au terminal du Canada, par exemple, nous travaillons avec des étapes intermédiaires : remplacer le diesel par du biodiesel et utiliser progressivement autant de matériel roulant électrique que possible. D’ici 2050, toute notre énergie devrait être d’origine renouvelable ».

Outre la branche logistique Wallenius Wilhelmsen Solutions, la division maritime Ocean fait également sa part du travail. En août, elle a signé une commande pour de nouveaux navires qui peuvent fonctionner au méthanol produit à partir d’énergie verte et qui sont préparés pour l’ammoniac. Quatre d’entre eux seront livrés à partir de 2026, avec une option pour huit autres navires de ce type. Ce sont des mastodontes qui peuvent transporter jusqu’à 9 350 voitures.

Voilier de transport de marchandises

Le nom du terminal d’Orcelle n’est pas un hasard. « Ce terminal fait partie du projet de liaison maritime de bout en bout à émissions nettes nulles d’ici 2027. Cette liaison pourrait être assurée par le cargo « Orcelle Wind », actuellement en cours de développement. Ce projet est soutenu par un consortium industriel et scientifique dont fait partie l’université de Gand. L’année prochaine, un mât de voile sera construit sur terre afin d’étudier comment les forces agissent sur lui. La technologie sera ensuite étudiée plus en détail en utilisant un mât de voile sur un navire existant. Lorsque les connaissances et les données recueillies seront suffisantes, un navire entièrement nouveau doté de plusieurs voiles pourra effectivement être construit. Nous prévoyons que ce navire naviguera après l’achèvement du nouveau quai le long du canal Baudouin, en 2027 ou 2028. Je suis ravi de pouvoir y contribuer en tant que membre de l’équipe de l’accélérateur Orcelle. Nous reproduirons ensuite ce concept global de corridor vert avec navigation sur des énergies renouvelables entre des terminaux décarbonés dans le monde entier ».

L’ESG ressemble à l’ISO

Le reporting ESG n’est pas un terrain totalement nouveau pour Wallenius Wilhelmsen, explique M. Declercq. « L’ESG est très similaire à notre système ISO, dans lequel nous rédigeons un rapport de durabilité au niveau du groupe et planifions des actions ciblées depuis des années. Notre PDG, Lasse Kristoffersen, est convaincu que la décarbonisation est le seul moyen d’aller de l’avant, tout en entretenant des relations éthiques et durables avec tous les employés, les actionnaires et les clients. En effet, les clients comptent également sur nous pour travailler ensemble à la réduction des émissions de leurs chaînes d’approvisionnement. À cette fin, nous mettons fortement l’accent sur les technologies de l’information, par exemple pour optimiser les itinéraires de transport et minimiser le nombre d’opérations dans les terminaux. »

Impressie 'Orcelle Wind'
Impression du voilier de charge ‘Orcelle Wind’ (c) Wallenius Wilhelmsen
Cet article a été traduit automatiquement du néerlandais vers le français.