H.Essers : « Nécessité d’une norme mondiale pour les rapports sur le développement durable ».

Flowsmagazine, Transport
Yannick De Spiegeleir
Een trein van H.Essers

Selon H.Essers, il est indispensable de disposer de normes mondialement reconnues en matière de rapports sur le développement durable. Bob Van Steenweghen, senior manager Corporate Affairs, estime que l’ensemble du secteur doit s’engager sur la même voie. Les défis en matière de rapports n’empêchent pas H.Essers de prendre des mesures.

H.Essers, un acteur européen de la logistique des produits chimiques et des soins de santé, publie un rapport annuel sur le développement durable depuis 2020. Ce rapport est lié à son plan stratégique 2020-2025. Les lignes de force du rapport s’inscrivent dans les valeurs d’entreprise de H.Essers, mais aussi dans cinq Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Ces derniers constituent le fil conducteur du rapport.

« Les ODD sont précieux parce qu’ils fournissent un cadre global reconnu par de nombreux pays, gouvernements et entreprises. En même temps, il n’est pas facile de les traduire en ICP concrets (indicateurs de performance critiques, ndlr), notamment parce que les ODD ne sont pas conçus sur mesure pour les entreprises », explique Yannick Dylst, expert senior en développement durable chez H.Essers. « Si les ODD restent un cadre mondial précieux, l’Europe va plus loin grâce à la nouvelle directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD). Celle-ci impose non seulement des exigences en matière de rapports afin de créer des conditions de concurrence équitables, mais indique également comment les entreprises doivent les rendre tangibles au sein de leur organisation », poursuit M. Dylst.

« C’est un signal important. Les rapports sur le développement durable deviennent aussi importants que les rapports financiers en Europe », ajoute M. Dylst. Mais toutes les entreprises doivent-elles se préparer à un tel défi dans la même mesure et au même rythme ? « C’est une question d’actualité : qui a quelle responsabilité ? Le débat sur le développement durable est encore trop souvent perçu comme une question de tout ou rien, mais il existe bien sûr un large éventail d’initiatives en matière de développement durable. Plus que la rédaction de rapports, il est important de s’engager en faveur du développement durable dans les activités de l’entreprise », souligne M. Van Steenweghen.

Nécessité d’une norme mondiale

La réduction des émissions de CO2 est sans aucun doute l’un des paramètres clés du développement durable dans le secteur du transport et de la logistique. « Il existe actuellement des normes de reporting adéquates, telles que le cadre GLEC (Global Logistics Emissions Council, ed.), mais le problème est que les formules ne sont pas encore clairement définies dans une norme mondiale. Il y a un réel besoin en la matière. Sinon, on risque d’avoir cinq normes de calcul différentes en circulation, ce qui n’est pas viable », déclare M. Van Steenweghen.

Yannick Dylst
Yannick Dylst, Senior Expert Sustainability H.Essers

Améliorer, éviter, déplacer et insérer

Les défis liés aux rapports sur le CO2 n’empêchent pas H.Essers de prendre des mesures. « Notre stratégie se traduit par quatre piliers concrets : améliorer, éviter, déplacer et insérer. Améliorer consiste à utiliser l’énergie de manière plus efficace et à déployer des énergies renouvelables, notamment sous la forme de nos propres éoliennes et panneaux solaires. Éviter est un pilier essentiel dont le principe de base est le suivant : la meilleure économie d’énergie est celle que l’on ne consomme pas. Cela se traduit, par exemple, par un facteur de charge plus élevé des camions et des conteneurs ou par une utilisation optimale des entrepôts. Il faut donc utiliser moins de camions ou construire des entrepôts », précise M. Van Steenweghen. « Cela nécessite des systèmes sophistiqués, mais aussi des consultations. Par exemple, si nous pouvons prévoir une journée supplémentaire de ‘lead time’ (le temps entre la réception de la commande et la livraison, ndlr) chez le client, vous pouvez souvent réaliser d’importantes économies de CO2 ».

Il n’y a pas de solution unique pour que les transports ne produisent pas d’émissions. Une combinaison d’applications sera nécessaire.

Après le pilier « éviter », il y a le pilier « déplacer » : effectuer une activité logistique avec un moyen de transport qui émet moins de gaz à effet de serre. H.Essers s’engage en faveur de la synchromodalité, qui est la combinaison intelligente et dynamique de différents modes de transport. Par exemple, l’entreprise a investi massivement dans l’expansion de ses activités dans le domaine du transport ferroviaire. « Pour passer au vert, le rail est un choix évident, et pour les longues distances, c’est même l’avenir. Non seulement pour réduire l’empreinte carbone, mais aussi en raison de la congestion et de la pénurie de conducteurs. Il devient de plus en plus difficile de trouver des chauffeurs, surtout pour les longues distances », a déclaré M. Van Steenweghen.

Insertion HVO

Le dernier pilier de la politique de réduction des émissions de CO2 de H.Essers est l' »insetting ». Depuis l’année dernière, les clients de H.Essers peuvent mettre l’épaule à la roue avec un concept d’insetting HVO. Le HVO est un carburant fabriqué à partir de déchets et de graisses provenant de l’industrie alimentaire. En échange d’un coût supplémentaire, les clients peuvent réduire l’empreinte carbone de leurs transports routiers en investissant dans des transports à faibles émissions utilisant le biodiesel HVO du prestataire logistique. Le concept existait déjà dans le secteur maritime, mais H.Essers l’a lancé en tant que premier acteur logistique dans le transport routier européen.
« Nous étudions intensivement les possibilités d’utiliser des camions électriques ou des camions à hydrogène, mais la grande transition du marché n’est que pour demain. Pour décarboniser les transports aujourd’hui, il existe une solution concrète : l’insertion de HVO. Il s’agit d’une application flexible qui peut être utilisée sur n’importe quel itinéraire. À long terme, il n’existe pas de solution unique pour éliminer les émissions des transports. Une combinaison d’applications sera nécessaire », conclut M. Dylst.

Cet article a été traduit automatiquement du néerlandais vers le français.